Comme des rats morts de Benedek Totth

Décidément, l’adolescence en prend pour son grade ces derniers temps en littérature. Loin des nombreux clichés enjolivés sur cette importante période de transition, Benedek Totth nous dépeint une adolescence égoïste, destructrice, obscène et globalement désespérante.

Un cycliste écrasé lors d’une soirée de beuverie et abandonné sur le bas de côté de la route en début de roman donne directement le ton. Nos quatre adolescents blasés n’ont qu’un seul objectif : le plaisir immédiat. Drogues, porno, violence, sexe, tout y passe pour éviter l’ennui. Le meurtre du cycliste est vite oublié et apporte un sentiment d’impunité à notre quatuor qui repoussera rapidement toutes les limites. Lire la suite