L’égarée de Donato Carrisi

Cela fait deux mois que les médecins ont annoncé à Bruno Genko qu’il souffrait d’une maladie incurable et qu’il lui restait… deux mois à vivre. Alors depuis, notre détective privé navigue entre deux rives. Pas encore mort, mais plus vraiment vivant non plus.

Quand la petite Samantha, disparue il y a plus de 15 ans sur le chemin de l’école, réapparaît soudainement blessée dans un bois, c’est l’occasion pour Genko d’utiliser les quelques jours qu’il lui reste à vivre pour réparer le plus grand échec de sa carrière : retrouver le monstre qui a kidnappé Samantha. Un vrai compte à rebours se met en marche pour Genko et son coeur défaillant. 

Durant cette dernière enquête, Bruno Genko va se frotter à des inspecteurs peu ravis de voir ce détective privé fouiner dans leurs affaires, mais aussi à un certain Simon Beilish des Limbes, le département des personnes disparues dirigé par la célèbre Mila Vasquez. Tandis que Genko est persuadé qu’il n’a plus rien à perdre, le monstre qui semble se dissimuler sous les traits d’un lapin géant ne sera jamais loin pour lui prouver le contraire. L’enquête avance rapidement, et l’auteur maitrise toujours aussi bien les cliffhangers de fin de chapitre. Mais… La magie ne prend pas comme pour les précédents tomes. 

Contrairement aux deux autres romans de Donato Carrisi déjà chroniqués (L’écorchée où l’on suit Mila Vasquez et Le tribunal des âmes), l’auteur ne développe pas plusieurs récits qui se croisent au fur et à mesure de l’enquête. Au contraire, les recherches de Genko sont très linéaires, à tel point qu’on se demande comment la police n’arrive pas elle-même aux mêmes conclusions. Alors, on peut se laisser surprendre par la solution, si vraiment on n’a pas été attentif, mais la fin est assez classique et prévisible. Une petite déception pour moi qui apprécie les retournements de situation habituellement audacieux de Donato Carrisi, ce qui ne m’empêchera pas de lire le tome quatre de la série du Chuchoteur… 

Donato Carrisi, L’égarée, Le Livre de Poche, 2018.

 

3 commentaires Ajouter un commentaire

  1. TraduQtiv dit :

    Grosse frustration… j’avais vraiment envie de le lire… mais là? Et comme je pense que La Désordonnée a un jugement sûr… 😉

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  2. NbdN dit :

    Le commentaire de TraduQtiv, il est de moi, en fait!

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    1. Je n’en doutais pas 😉

      Mais effectivement, un peu déçue…

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